CDD / contrat doctoral - Paysages de l’éolien en mer : collectifs, milieux et sensibilités (PhD3 – ADEME, CIRED)

CDD / contrat doctoral – Paysages de l’éolien en mer : collectifs, milieux et sensibilités (PhD3 – ADEME, CIRED)

[CDD doctorant / contrat doctoral] Paysages de l’éolien en mer : collectifs, milieux et sensibilités (PhD3 – ADEME, CIRED)

Contact: Alain Nadaï

Conditions:

Durée du contrat : 36 mois (contrat doctoral CNRS)

Date d’entrée en fonction : début 2023

Diplôme requis : Master 2 ou équivalent

Salaire : 1975 € brut mensuel ; 1500 € net mensuel (CDD doctoral Ademe)

Localisation : Le poste est basé au CIRED – Nogent-sur-Marne
Il bénéficiera de la dynamique de recherche de son laboratoire d’accueil et de son insertion dans le programme ‘Suivre des éoliennes en mer’.
Disponibilité pour les déplacements réguliers sur le terrain.

Candidature :

Lettre de motivation et CV à envoyer à Alain Nadaï et Olivier Labussière.

La candidature se fera sur le Portail Emploi CNRS.

Mission

L’arrivée de l’éolien en mer en France est un enjeu majeur de politique climat-énergie pour les décennies à venir. La mise en œuvre de cette politique suscite d’importantes recompositions des milieux marins, des territoires et des paysages. Elle interroge conjointement le devenir d’espèces, d’écosystèmes et d’usages de la mer, encore peu appréhendés par les sciences.

Ce projet de thèse a pour objectifs : (i) d’analyser des dimensions de la relation au paysage, aux abords des parcs éoliens, qui restent aujourd’hui cantonnées à l’individuel ou l’intime, en marge des institutions ; (ii) d’analyser la façon dont cette intelligence sensible des milieux et des paysages informe les projets éoliens et les négociations qui les entourent ; (iii) d’expérimenter des formes d’écriture et de valorisation permettant de susciter des compréhensions et des débats renouvelés autour d’enjeux émergents liés à l’arrivée de l’éolien en mer.

 
Environnement professionnel

Contexte scientifique

Cette thèse s’inscrit dans le programme ‘Suivre des éoliennes en mer’ (2022-2026) financé par l’Ademe, et s’articule en particulier aux travaux menés par un groupe de chercheur.es en sciences sociales, de l’environnement et de l’ingénieur. Outre des méthodes stabilisées (état de l’art, entretiens semi-directifs, analyse de processus, visites de site), elle mobilisera une démarche art-science visant à donner formes à ces enjeux émergents pour les rendre partageables et discutables.

Composition de l’équipe

Le/la candidat.e sera sera encadré.e par Olivier Labussière (CNRS, Pacte) et Alain Nadaï (CNRS, CIRED), coordinateurs du projet ‘suivre des éoliennes en mer’. Il bénéficiera de la dynamique de recherche de son laboratoire d’accueil et de son insertion dans le programme ‘Suivre des éoliennes en mer’.

Interactions

Ce projet de thèse sera adossé au projet ‘Suivre des éoliennes en mer’ et en particulier au collectif interdisciplinaire de chercheur.es en sciences sociales, sciences de l’environnement et sciences de l’ingénieur.

Activités

Le projet de thèse s’articule à une démarche en trois étapes.

i/ Elaboration problématique et méthodologique

  • état de l’art, problématisation de la recherche
  • réalisation d’un diagnostic des enjeux majeurs relatifs à l’arrivée de l’éolien en mer sur deux sites
  • préciser le choix des méthodes, discuter des méthodes appropriées (balades commentées, prises de sons, observations filmées…) en lien avec le type d’usages, de sensibilités et de rapports aux milieux marins qui seront enquêtés.

ii/ Enquête de terrain

  • collecte de traces, de gestes, de récits qui témoignent des rapports sensibles des habitants/usagers et de leurs attachements aux vivants, aux milieux et paysages (étude de cas, suivi de groupe d’usagers et d’habitants …)
  • analyse de la façon dont ces perceptions sensibles créent un rapport au paysage comme milieu dynamique et changeant
  • analyse de la façon dont cette intelligence sensible des vivants, des milieux et des paysages informe le développement des projets éoliens et les négociations qui les entourent

iii/ Expérimenter des formes d’écriture et de valorisation

  • expérimenter, tout au long du travail, des formes d’écriture et de valorisation,
  • partager ces écritures avec des publics afin de susciter des compréhensions et des débats autour des des enjeux/interfaces retenus
 
Compétences attendues

Connaissances théoriques

  • Intérêt pour les approches art-science,
  • Connaissance des approches de la participation de publics à la construction de savoirs, de l’observation participante,
  • Capacité de compréhension des enjeux climat-énergie,
  • Maîtrise du français (pour le terrain, les interactions institutionnelles, la rédaction du rapport et les valorisations) et de l’anglais (pour les aspects scientifiques et la valorisation) est requise.

Savoir-faire

  • Capacité à problématiser, conduire, analyser un terrain d’analyse sociologique,
  • Pratique de l’observation participante,
  • Première expérience de création (montage sonore, visuel, filmique…) bienvenue,
  • Capacité et goût pour animer un collectif de travail interdisciplinaire,
  • Capacité à préparer les livrables et éléments d’animation nécessaires à cette fin.

Savoir être

  • Avoir de l’autonomie et un sens du travail en équipe
  • Faire preuve de clarté dans ses explications
  • Faire preuve de rigueur, un sens de l’organisation, des qualités d’anticipation et d’adaptation
  • Être force de propositions
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