d’Ingénieur d’études en modélisation des interactions économie-biodiversité

[CDD 2 ans] Ingénieur d’études en modélisation des interactions économie-biodiversité

[CDD 2 ans] Ingénieur d’études en modélisation des interactions économie-biodiversité

Contact: Rémi Prudhomme

Conditions:

Durée du contrat : 24 mois

Date d’entrée en fonction : courant octobre 2022

Salaire : selon grille salariale AgroParisTech

Localisation principale : CIRED – Nogent-sur-Marne

Localisation secondaire : CIRED – Montpellier

Encadrement : Harold Levrel, Rémi Prudhomme et Frédéric Ghersi

Candidature :

Lettre de motivation et CV à envoyer à Harold Levrel, Rémi Prudhomme et Frédéric Ghersi.

Descriptif du poste :

La personne recrutée travaillera dans le cadre d’un partenariat entre le CIRED et l’Agence Française de Développement autour d’une analyse des liens entre enjeux de conservation de la biodiversité et objectifs de développement au Sénégal. Ce travail se traduira par un exercice de modélisation qui nécessitera plusieurs étapes. Un travail d’ajustement des matrices input-output existant au Sénégal sera réalisé. L’objectif de représentation de l’économie Sénégalaise sous la forme d’une matrice input-output est de pouvoir évaluer les effets de la croissance de ces branches/produits tant du point de vue de la chaine de valeur généré que de celui des substitutions avec d’autres branches/produits. Cela permettra par ailleurs de faire le point sur la qualité des données disponibles pour établir les coefficients techniques.

L’objectif est ensuite d’évaluer les impacts de certaines politiques de conservation de la biodiversité sur des secteurs économiques « traditionnels » mais aussi d’intégrer les effets de l’apparition de nouveaux secteurs que sont la restauration écologique et l’agroécologie.

On peut en effet penser que des produits et des branches vont être développés grâce aux programmes de restauration écologiques de grande ampleur qui sont menés avec les investissements dans la plantation de milliers d’arbres (Grande muraille verte visant à réduire l’avancée du désert et à limiter l’érosion des sols) et dans la restauration des habitats côtiers (projet WACA de la Banque Mondiale).

Par ailleurs, l’engouement des pouvoirs publics et de nombreux acteurs du développement au Sénégal pour l’agroécologie font de cette approche une alternative prometteuse à l’agriculture industriel. Bien que la manière dont sa représentation soit encore en discussion, elle sera intégrée aux matrices input-output pour étudier ses impacts sur l’environnement et l’économie Sénégalaise.

Ce travail sera couplé à une analyse des impacts des activités humaines sur la biodiversité au Sénégal. L’usage des sols, l’intensification agricole, les pollutions locales (pollution azotée) et diffuses (émissions de gaz à effet de serre), l’urbanisation et les activités extractives sont pressenties pour être inclues dans l’analyse. Cette analyse permettra de définir les facteurs de pression sur la biodiversité. Un travail d’hybridation les données économiques avec les données biophysiques de pression sur la biodiversité sera alors réalisé pour évaluer les impacts sur la biodiversité de l’économie Sénégalaise. En particulier, l’usage des terres et notablement les différentes pratiques agricoles et de foresterie, par leurs surfaces d’exploitation, sont de forts déterminants de la biodiversité et feront l’objet d’une analyse spécifique. Les secteurs de la pêche, des transports et du BTP (artificialisation des surfaces), de l’énergie, des industries lourdes, sont aussi des objets d’étude potentiels.

Formation requise

Master en modélisation, en économie ou en science de l’ingénieur

Prérequis

Capacité en modélisation de processus biophysiques et macro-économiques. Des compétences en programmation seraient un plus.

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