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Economie politique de la délibération et de la concertation
Il est dans la tradition du CIRED de maintenir, autant que faire se peut, un style de travail qui n’isole pas les recherches sur des modèles quantitatifs ou modèles analytiques d’approches en analyse institutionnelles qui traitent des problèmes spécifiques de la délibération publique et des processus de négociation en univers controversé, ceci depuis les conférences internationales sur les problèmes planétaires jusqu’aux conflits d’aménagement local.
Plusieurs programmes de recherche dans cette thématique :
L’équipe RGTE est un groupe de recherche créé en 1999 à l’ENGREF (Ecole Nationale du Génie Rural, des Eaux et des Forêts), en association avec le CIRED. Il applique des démarches de recherche en gestion aux problèmes que pose la prise en charge, par les acteurs sociaux, des systèmes naturels et des territoires ruraux. Ses travaux s’inscrivent dans les champs de recherche suivants : analyse des systèmes de gestion, conception des outils de gestion environnementale, étude de la négociation, méthodes de la prospective, évaluation des politiques publiques. Voir le site Web de RGTE.
La question de la négociation reste un point aveugle à la croisée de plusieurs disciplines : la théorie des jeux ou les théories du choix social qui restent centrées sur le partage d’un surplus donné, la théorie des régimes en science politique qui aborde la question des règles et des dispositifs institutionnels en amont du jeu du marché, les concepts de la gestion d’entreprise qui intègrent la façon dont les formes mêmes de la délibération sont susceptibles de modifier les préférences des agents, la sociologie des sciences enfin.
Développement/politique climatique : La mise en place d’un accord international sur le changement climatique pour les périodes suivant la période couverte par le Protocole de Kyoto (2008-2012) nécessite, si l’on veut maintenir le réchauffement en deçà de 2°C, un élargissement des objectifs de réduction aux pays en développement (PED) et particulièrement aux pays émergents (BRICs). Or, l’approche retenue par le Protocole de Kyoto fondée sur l’émergence d’un prix mondial du carbone visant à minimiser les coûts de réduction des émissions de GES, ne peut être perçue que comme une contrainte supplémentaire sur le développement des PED. Les limites de ce système de cap and trade, en particulier son absence de propositions crédibles aux PED, invitent à redéfinir la manière de concilier les politiques climatiques de long terme et les trajectoires de développement pour proposer une architecture de régime international permettant d’intégrer les PED.
Ceci nécessite :
- des types d’engagements plus diversifiés : objectifs contraignants vs engagements non contraignants, objectifs absolus vs objectifs relatifs, engagements globaux vs engagements sectoriels, existence ou non existence de prix plafond. Un point important consiste à évaluer les contreparties nécessaires pour intégrer les PED, qui ne relèveraient pas des surplus des échanges de crédits carbone : réforme de l’aide, transfert de technologie, voire tel ou tel dispositif spécifique des mécanismes de contrôle des émissions nettes (séquestration par exemple).
- la possibilité de développer des dispositifs imbriqués au sein d’une même architecture que ce soit en termes de normes et standards, de coopération sectorielle régionale, d’accords régionaux, d’engagements volontaires sur certains secteurs et de systèmes de marchés du carbone différentiés si nécessaire.
- de prendre en compte les liens du dossier climat avec d’autres dossiers : même si la négociation sur le régime post-2012 se fera au sein de la Convention Climat, aucune Partie, en particulier les pays en développement et les USA, n’en évalueront les résultats sans tenir compte d’un contexte de régulation internationale plus général. C’est ce qui découle d’ailleurs de la déclaration du G8 de juillet 2005, qui lie explicitement prévention du changement climatique, sécurité énergétique et lutte contre la pauvreté.
Quelques publications
Benhammou F. et Mermet L., 2003. « Stratégie et géopolitique de l’opposition à la conservation de la nature : le cas de l’ours des Pyrénées », Natures, Sciences, Sociétés, 11 (4) : (...)
DOSSIER RECHERCHE de l’École des ponts - n°15, février 2008
Cired|Enpc DR n°15 - Autour du prix Nobel de la paix pour le GIEC
Le 12 octobre 2007 le prix Nobel de la Paix a été attribué à M. Al Gore, et aussi au bien moins médiatique Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC). (...)
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