Axes de recherche

Axe 1. Systèmes et leurs dynamiques – villes, énergie, usage des sols
Axe 2. Trajectoires intégrées d’éco-développement
Axe 3. Conditions de mise en oeuvre des trajectoires d’éco-développement

Regroupe des recherches qui étudient les conditions de l’articulation entre environnement et développement à l’échelle de trois grands secteurs ou systèmes : systèmes urbains, usage des sols et de la nature, systèmes énergétiques.

Regroupe les travaux de recherche qui s’intéressent à la manière dont des économies dans leur ensemble, à l’échelle nationale ou globale, articulent enjeux d’environnement et enjeux de développement. Il s’agit donc ici de travaux de nature intersectorielle, au contraire des travaux de l’axe 1 qui sont centrés sur un secteur particulier.

Regroupe enfin les recherches centrées sur les conditions de mise en œuvre des transitions étudiées aux axes 1 et 2, en insistant en particulier sur les enjeux distributifs et la renégociation du contrat social, sur les dispositifs de politiques publiques adéquats, et sur les questions de délibération et de négociation en univers.

Axe 1. Systèmes et leurs dynamiques – villes, énergie, usage des sols

 
  • Conséquences distributives des politiques environnementales et, à l’inverse, les conséquences environnementales de politiques visant à remédier aux ségrégations spatiales.
  • Services écosystémiques en ville et la manière dont ils interagissent avec les formes urbaines.
  • Construction des modèles NEDUM afin de construire une collection de modèles des 100 plus grandes agglomérations mondiales.
  • Potentiels économiquement et techniquement réalistes pour la biomasse énergie, et les horizons temporels associés.
  • Avenir de l’élevage dans les scénarios bas-carbone. Identifiée comme un levier majeur pour l’atténuation dans le secteur agricole, la baisse de la consommation de produits animaux est susceptible d’avoir des impacts majeurs sur l’usage des sols. 
  • Articulation entre les enjeux de biomasse énergie, de sécurité alimentaire et de protection de la biodiversité. 
  • Conditions économiques, sociales (inégalités en particulier) et environnementales d’un passage à grande échelle à l’agroécologie.
 
  • Conditions, opportunités, enjeux et contraintes de la pénétration massive des EnR dans le mix électrique.
  • Exploration des raisons pour lesquelles la rénovation thermique du parc de bâtiment résidentiel se révèle moins efficace que prévu.
  • Conditions du déploiement rapide et à grande échelle de la mobilité électrique, avec une analyse comparative des politiques publiques et des stratégies industrielles de déploiement d’une infrastructure de recharge rapide.
 

Ressources

NEDUM-2D : outil capable d’évaluer économiquement et d’un point de vue environnemental les politiques publiques touchant à la forme des villes et à la répartition des ménages et des activités au sein de celles-ci. Il intégre la représentation des centres d’emploi et permet de vérifier la pertinence du modèle étendu pour représenter les dynamiques de villes situées dans des aires géographiques très différentes de l’Europe (Afrique du Sud et Chine notamment).

Nexus Land-Use (NLU) : modèle global d’usage des sols sur la gestion de la biodiversité dans les zones agricoles et dans les pâturages.

GlobAgri : mise en cohérence des bilans agricoles, alimentaires et des émissions de GES par pays et projection des bilans emploi ressources sur la base des évolutions de la demande, des efficiences et des technologies.

Modèles multi-agent : notamment pour appuyer la démarche de prospective participative entreprise autour de la gestion du parc marin du Golfe du Lion.

Enquête sociologique : entretiens, observation participante, analyse de documents.

Axe 2. Trajectoires intégrées d’écodéveloppement

  • Scénarios d’émissions susceptibles de remplir l’objectif de limiter la hausse de la température moyenne à la surface du globe à 2°C à l’horizon 2100.
  • Conditions de viabilité économiques et techniques de trajectoires compatibles avec l’objectif 2°C, en particulier les styles de développement (changement technique, modes de production et de consommation, aménagement de l’espace). 
  • Quantifier les changements de consommation énergétique et d’émissions de gas à effet de serre (GES).
  • Implications distributives des politiques climatiques, en particulier pour la réduction des inégalités et de la pauvreté, et leur impact sur les dynamiques de croissance dans les différentes régions du monde.
  • Besoins d’investissement, notamment en capital physique à longue durée de vie (routes, voies ferrées, ports, aéroports, gares, centrales de production d’énergie, bâtiment résidentiel et tertiaire, usines, etc.) associé aux trajectoires bas-carbone et la production de trajectoires de financement associées.
 
  • Modélisation des ajustements macroéconomiques transitoires, ce qui implique d’explorer des règles de clôture et d’équilibrage des comptes de capital alternatives à celles traditionnellement retenues dans les modèles d’équilibre général calculable (MEGC).
  • Conséquences distributives des trajectoires de transition explorées, avec un accent sur la précarité énergétique. Ces travaux permettront d’identifier les populations les plus vulnérables à la transition énergétique selon des critères socioéconomiques et géographiques.
  • Évaluation des conditions de faisabilité de l’objectif « zéro émission nette » inscrit dans la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) française. 
  • Analyse historique des transitions et du rôle de l’énergie, des matières premières, des secteurs d’infrastructures et de l’environnement naturel et construit dans ces transitions.
  • Prise en considération des enjeux ressources-énergies par les économistes depuis la Révolution industrielle.
 
  • Représentation des impacts du changement climatique dans les modèles d’évaluation des trajectoires d’écodéveloppement.  
  • Évaluation des services écosystémiques et sur les mesures visant à les protéger
  • Mécanismes d’adaptation au changement global dans le cadre de trois systèmes : l’agriculture en Afrique de l’Ouest, le bâtiment résidentiel en France, et la gestion des eaux de surface à large échelle. 
  • Relation entre l’augmentation de la température et la demande pour la climatisation : analyse des rétroactions associées avec l’adaptation des bâtiments à la chaleur. 
  • Impacts du changement climatique et les stratégies d’adaptation touchant à l’eau: prise en compte de l’eau souterraine et des demandes liées à la production d’électricité, application du cadre hydroéconomique à la valorisation de changements de pratiques d’usage des sols ou de techniques d’irrigation et utilisation d’un cadre d’économie géographique pour étudier la migration des activités sous contrainte de rareté de l’eau.
 

Ressources

IMACLIM : comprend un ensemble de modèles d’équilibre général calculable (MEGC) hybrides. Les caractéristiques principales sont une double comptabilité cohérente entre flux économiques et physiques et une capacité à représenter des marchés imparfaits. Il est décliné à l’échelle monde et pays.

KLEM : agrégation d’IMACLIM à deux secteurs facilitant l’exploration des alternatives macroéconomiques.

Res-IRF : ce modèle représente l’évolution du parc résidentiel et de sa consommation d’énergie à l’échelle de la France.

GEMSE : étudie les interactions entre les dimensions globales et locales de l’activité économique, en représentant pour une région donnée les migrations des populations et des entreprises entre aires urbaines, le logement, le transport et la consommation d’énergie et les émissions de GES associées.

Agribiom : module quantitatif pour la rétro-prospective collective et la modélisation hybride des productions, échanges et usages globaux de biomasses.

NEDUM : (voir Axe 1)

Enquête sociologique : entretiens, observation participante, analyse de documents.

Axe 3. Conditions de mise en œuvre des trajectoires d’écodéveloppement

  • Dispositifs alternatifs de Fonds d’investissement de proximité (FIP). Les travaux visent à analyser le partage du risque entre sphères publique et privée qui résulte de ces contrats, en examinant la fonction de paiement intertemporel qui spécifie la rémunération des producteurs d’énergie éolienne pour chaque MWh et qui permet, en France, de s’assurer – partiellement – contre les aléas climatiques.
  • Dispositifs de de-risking fondés sur des garanties publiques sur les projets bas-carbone calibrées sur une valeur sociale du carbone. Moins coûteux pour les budgets publics, puisque la garantie ne s’exerce qu’en cas de défaillance des projets, ces dispositifs devraient permettre d’attirer l’épargne privée actuellement gérée par les intermédiaires financiers. 
  • Accords sur les garanties souveraines accordées par des États selon le principe de Responsabilité commune mais différenciée (Convention Climat, 1992) calibrées, suivant l’article 108 de la Décision de l’Accord de Paris, sur une valeur sociale des activités de mitigation (par tonne d’émission évitée) et incluant leurs cobénéfices en termes de développement.
  • « Décentralisation énergétique » qui accompagne la transition énergétique et les innovations territoriales qui en résultent, en utilisant le cas de la France (via notamment les possibilités ouvertes par la loi TEPCV de 2015) et l’émergence de communs énergétiques. On étudiera notamment l’émergence et le développement en France de la finance participative des EnR (plateformes, fonds d’investissements, etc.), les formes d’appropriation des EnR par les communautés locales et, de manière plus générale, les tensions entre centralisation et décentralisation dans la régulation du système énergétique.
 
 
  • Impacts distributifs de la transition avec une attention particulière portée à la précarité énergétique, à la fois sous l’angle de son évaluation, de sa prospective et des options de politiques publiques permettant de la limiter. 
  • Impact des politiques d’environnement asymétriques sur la distribution spatiale des firmes, en particulier les risques de délocalisation des industries les plus intensives en énergie – thématique particulièrement importante pour l’acceptabilité sociale des politiques d’environnement. 
  • Interactions entre équité intra- et intergénérationnelle des politiques climatiques, en tenant compte des impacts différentiels (et incertains) du changement climatique. 
  • Arbitrage équité-efficacité en équilibre général dans des économies de second rang avec changement technique induit, dans lesquelles la séparabilité équité-efficacité n’est plus tenable. 
  • Compréhension des dynamiques de la négociation climat, que le CIRED suit, et auxquelles il participe, depuis les années 1990. Il s’agira en particulier de mener une analyse socio-historique des transformations en cours de la coordination du régime climatique (instruments et interactions modélisation technico-économique/négociations climat).
  • Interaction des modèles intégrés économie-énergie-climat et les scénarios qu’ils produisent avec les dynamiques de négociation nationale et internationale sur les questions énergétiques et climatiques.
  • Comprendre la théorie des dynamiques de la négociation internationale. Un des enjeux ici est de fournir un cadrage théorique pour des négociations tendues vers la recherche de « gains réciproques » au sens d’Elinor Orstrom au lieu d’une logique de « partage du fardeau » dans les négociations environnementales.
  • Conditions d’engagement de la recherche en sciences sociales en faveur de processus de transition énergétique plus démocratiques. Deux axes de travail : (1) approfondissement théorique et méthodologique ; (2) développement d’interfaces de réflexion avec des acteurs de la société civile sur les modes possible d’engagement de la recherche en sciences sociales sur les questions de transition énergétiques. 
  • Revision du concept de « décision sous controverse » développé au CIRED à la fin des années 80 pour caractériser les choix publics en matière d’environnement et de développement durable. On mènera en particulier une réflexion sur l’évolution du débat science – société dans un contexte où l’incertitude porte peut-être moins sur la réalité « physique » des mécanismes par lesquels l’environnement se dégrade que sur l’impact des mesures sensées corriger cette dégradation.

Ressources

RESPONSE : modèle compact d’évaluation coût/bénéfice des politiques climatiques mondiales. Il permet d’explorer de manière systématique et dans un cadre très contrôlé des questions comme l’influence générale de la forme des fonctions de dommage du changement climatique ou de la forme des critères de bien- être intertemporels sur les politiques climatiques optimales.

IMACLIM: comprend un ensemble de modèles d’équilibre général calculable (MEGC) hybrides. Les caractéristiques principales sont une double comptabilité cohérente entre flux économiques et physiques et une capacité à représenter des marchés imparfaits. Il est décliné à l’échelle monde et pays.

Enquête sociologique : entretiens, observation participante, analyse de documents.